Après notre premier samedi en compagnie de Monsieur Leflasque, nous décidons de prendre les choses en main de façon plus organisée.
C'est là que nous faisons donc la rencontre de Ghislaine°.
Ghislaine a de la bouteille (la couperose en moins), on sent qu'elle connaît bien son métier d'agent immobilier. Elle vient nous chercher à la gare, dans une voiture qui fait bien entretenue, mais sans trop se la péter (à ce jour, c'est le seul agent immobilier que nous ayons vu avec une telle voiture "normale", et 5 portes).
Elle papote, tente de nous cerner, et nous on sent bien à sa voix que ses dents longues commencent à chercher par où percer.
Néanmoins elle est sympathique (c'est le jeu!), et même si on se méfie, on est bien obligés de lui faire confiance un minimum afin qu'elle cerne nos envies, et qu'on ne perde pas trop de temps.

Et nous voilà donc partis en visite de plusieurs maisons. Moui.... Bof.... Mouais.... A voir....
Puis là, le coup de foudre.
Cette maison a des défauts, mais surtout des qualités, notamment celle de se démarquer, et nous faire dire "tiens ici je mettrais ça comme ça, on installera ça comme ci". Bref, on s'y voit déjà.
Et ça, Ghislaine l'a bien senti.... Trop bien même...

Avec ses yeux de loup (ou presque), elle nous fixe, et, en se léchant les babines (comment ça j'en rajoute ? Hého c'est ma version, elle a qu'à faire son blog hein!), elle nous demande combien on est prêts à mettre.
Pas fous, on n'annonce pas le prix de vente (d'autant moins justifié que la maison est en vente depuis 2 ans!), mais un montant environ 10% en dessous.
Elle nous dit que maintenant c'est à elle de jouer, que c'est faisable, il faut convaincre les vendeurs: divorce douloureux (coup classique d'agence), ils faut que madame et monsieur daignent s'accorder.
Nous en restons là, et rentrons chez nous la tête plein de rêves.

La semaine d'après, nous demandons une seconde visite sur la maison, avec un expert (j'ai nommé... Mon père).
Ghislaine sent que c'est bon, on est ferrés, raides dingues de la maison, que c'est dans la poche, tel un pitch.

Et là, elle nous joue l'acte II, scène 3 : "ouiii mais vous savez cette maiisooon elle vaut vraiment ce priiiiix lààà. En plus les vendeurs ont des amis qui ont visité, vont faire une offre beaucoup plus élevée que vous. Ils doivent la revisiter la semaine prochaine, vous savez... Si vous faites une offre là maintenant de suite, on pourra la faire passer si vous montez un peu, mais sinon, je pense qu'ils vont les préférer".

Humm résumons cocotte : les vendeurs, fâchés fâchés, auraient des amis, qui s'intéressent à la maison 2 ans après sa mise en vente ? Des amis qui ne passent pas par une agence, et qui proposeraient presque le même prix de vente affichée par des agences (sauf que là aucune agence ne prend de commission: autant dire que leur offre ce serait trop topissime!!!) ?
Alors soit ce sont des amis troooop coool sympa kikoo lol, soit, Ghislaine, tu te fous un peu de nous, non ?!

Bref passons, nous réfléchissons.... Et on décide de faire une offre, un petit poil au-dessus de ce qu'on avait proposé avant, histoire de dire qu'on ne montera pas, mais que quand même, voilà quoi, elle en fait ce qu'elle veut après.
Je vous la fait courte, elle nous a demandé de monter. On a refusé. Paraît que le proprio a refusé notre offre.
A ce jour, la maison est encore en vente, et plus de nouvelles du soit-disant acheteur.

Qu'importe, on continue notre marathon!

La prochaine fois, au menu, ce sera Stella la poufagente, et Sébastien l'agent qui semble honnête....


°Ou prénom du genre...