Voilà, c’est le grand jour : aujourd’hui nous partons en vacances, enfin ! Etant tous les deux très à cheval sur les horaires et aimant prévoir de la marge (donc nous auto-émulant pour prévoir de la marge sur la marge prévue...), nous nous levons de bonne heure, afin de fermer nos sacs et nous diriger vers l’aéroport. Le vol est à 13h30, mais vu qu’il faut y être 2h avant, autant y être au moins 3h avant.
Nous arrivons donc tout pimpants à Charles de Gaulle, et regardons avec anxiété le panneau d’affichage : avec ces histoires de volcan, ces cendres qui s’en vont et qui reviennent, il y a de quoi devenir parano. Bon, a priori rien de flagrant, un ou deux vols marqués comme retardés, mais cela ne semble pas vraiment inhabituel. Ouf !!
Nous passons tranquillement de nombreux contrôles de sécurité, avant d’arriver en salle d’embarquement (qui est prévu une heure avant le décollage, gros porteur oblige). Là, il est maintenant midi passé, et nous décidons donc de nous restaurer (on ne sait jamais si on aura quelque chose dans l’avion, surtout avec un décollage à 13h30, le doute est permis). Puis l’attente commence, tranquillement.

A 12h30, on nous annonce que la compagnie attend une consigne pour nous laisser embarquer, et qu’il y aura un nouveau message à 13h. Bon, cela arrive…
A 13h05, on nous annonce que la compagnie attend une consigne pour nous laisser embarquer, et qu’il y aura un nouveau message à 13h30. Bon, là, on commence à stresser un peu… C’est pas comme si l’Eurostar, et la Corée pour Zamoureux, nous faisaient devenir un poil négatifs… Mais pas loin.
De plus, des rumeurs commencent à monter ici et là : « haaa c’est le volcan !! Le nuage est de retour, tous les vols sont annulés ! », « on va avoir 6h de retard !! », « on ne part pas avant demain, on va devoir rentrer chez nous !! »…. Vu que ce sont nos vacances en amoureux depuis pas mal de temps, on commence à l’avoir un peu mauvaise, et à se faire nous aussi gagner quelque peu par le stress…
Après renseignements, il semblerait que OUI c’est bien le volcan qui fait des siennes, OUI il a bien éparpillé ses cendres au-dessus de l’Atlantique, et OUI nous allons bien être en retard.

C’est là où tout s’accélère pour nous, car il faut réfléchir vite : nous avons une correspondance à Montréal (oui, à l’époque le prix divisé par deux nous avait aidé dans notre choix). Pourra-t-on l’attraper ?? La compagnie qui opère notre premier vol n’en sait rien, et n’en dira pas plus.
Zamoureux décide d’appeler celle auprès de qui nous avons réservé nos billets, afin de savoir si d’autres correspondances à Montréal sont possibles, et si oui, à quelle heure. On lui répond qu’il n’y aura rien avant 11h30 le lendemain matin (au lieu de 16h30 prévus ce soir). Je commence à atteindre un niveau de stress bordeline, ce qui a pour effet de me rendre un poil hystérique.
Zamoureux me dit que là il faut faire un choix : changer notre réservation, et se garantir demain le vol de demain matin, ou bien ne rien faire, et espérer attraper à temps la correspondance (ce qui est encore possible… Juste, mais possible). Nous décidons l’option espoir, nous disant qu’au moins nous serons prioritaires en cas d’autre vol, et pris en charge.
De mon côté, je n’arrive pas à me dire que ce soir nous serons peut-être bloqués à Montréal, et non en train de siroter un Cosmopolitan dans un bar de la Grosse Pomme… Zamoureux, plus objectif, a déjà intégré cette info, et espère juste que nous serons bien déjà au Canada ce soir, et non de retour chez nous….