![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Plutôt longs, et en vrac...
|
Et
je massis sur une pierre me mis à pleurer
Mes larmes glissant alors dans la rivière Mille fléaux que lon ne saurait épancher Ainsi en moi se fit lhiver De ses yeux glissaient autant détoiles Pluie infinie issu dune âme désespérée Par tant de féroces et inutiles batailles Peines de tout temps à jamais effacées La forêt silencieuse en son sein la berçait Doux réconfort pour lesprit ainsi éperdu Espérance de toute une vie Brisée en une seule nuit Comme peut lêtre un rêve pour toujours perdu Lorsquavec laube revient la réalité |
Seul
dans ce désert vide Terre sèche et aride Le dernier homme contemple le coucher du soleil Debout face à lastre vermeil Il rêve de lointaines prairies vertes et docéans Perdu dans linfini brûlant Soudain un bruit puis plus rien Un mugissement du vent subitement éteint Réponse au silence imposant Dune fournaise sauvage mer de sable brûlant Une planète séveille et se met à briller Subitement alors le brasier est étouffé Le pourpre seffaçant en pastels dégradés Lazur sanglant laissant place au ciel étoilé Autant de paillettes perdues dans limmensité Le promeneur sévade et se met à rêver Un moment de sérénité Lui seul face à léternité |
|
Seule
dans la nuit sans fin |
Criant
ton nom à la face du monde
Ne recevant en écho que ce silence Pesant. Mon appel dans le vent si vide Pleurant ton nom seule vers locéan immense Nentendant en réponse que la clameur de londe Se déroulant. Ma plainte aux flots tourbillonants Brûlant alors ma passion aux feux dévorants De loubli. Mon âme à présent seule, vagabonde Hurlant ton nom au brasier de la vie Enterrant enfin mon amour au plus profond De mon coeur. Tentant deffacer ton nom Douloureux, blessure douce amère de mon esprit Hélas aucun des éléments Ne pourra jamais illustrer pourtant Ce désespoir omniprésent Que je ressens lorsque tu es absent |
| Le
vent soufflant Sessouflant, soulevant Les rideaux blancs Tout au loin, le levant La brise joue La mousseline ondule et danse Spectacle doux Une bise sur la joue, lenfance Or souffler nest pas jouer Et doucement le vent sest estompé Tendrement sest retiré, pas à pas Le rideau repose là |
Doux
Nuages flottants volant Moutonneux dans une mer de ciel Vaporeux, du coton, du miel Barbes à papa libres, glissant Aérien,
le soleil s'endort |
| Paysages
défilant inlassablement Un infernal tableau tourbillonant La rosée alors s'est évaporée Transcendée dans les yeux qui s'en sont embués Douleur si poignante,
non encore épuisée Mais une nouvelle
goutte brille d'espoir |
Autant
de lambeaux de pluie Soufflant volant retombant Les goutelettes dansent et fuient Bercées par un halo orangé déclinant Lueur d'un sombre lampadaire Seule chaleur dans ce silence polaire Dans l'obscurité une fenêtre Derrière le rideau entrouvert un être L'eau froide se reflète dans ses yeux Sans s'en douter vaquant à ses occupations L'esprit ailleurs loin sous les cieux Prêt à s'endormir sans façon |
| Mon
âme qui réclame Un soupir un souffle en vain Reçoit un son cristallin Susuré sans nul blâme Simple mal-être sans y paraître Oublier là le reste fermer les yeux Se laisser porter se laisser être Mais plus jamais rien à présent n'y peut Des primes non désirées Rimes d'un noir mordoré L'hiver recouvrira tout D'un blanc laiteux presque flou Et pourquoi voudrait-on perdurer ainsi Pour voir le sol fondre sous les pieds Pourquoi ne pas se laisser couler Ne faire qu'un avec cette chute adoucie Relever un jour la tête Un lointain matin de printemps Se dire alors que peut-être La fin est proche sûrement Sortir enfin de ce manège Ouvrir des yeux ahuris Sentir là ses pas sur la neige Faibles crissements de survie Se retourner soudain dans un réflexe Voir le blanc tout autour Réaliser que ce rêve complexe N'était qu'un sombre détour Cela n'était point une chimère Et le voile blanc continue de flotter Lorsque l'on referme les paupières Pour se laisser à nouveau entraîner Les flocons amortiront la chute Dans ce coton intangible et froid L'on ne ressent plus aucun effroi Lorsque l'on arrête enfin la lutte |
Et s'il existait une autre perspective ? |
|
Je
me noie dans l'infini d'une goutte d'eau
|
Où
est donc passé le temps
Celui que nous aimions tant Chérissant nombreux sourires Comme autant d'enfants Où
est donc passé le temps Où
est donc passé le temps Où
est donc passé le temps
|